A 3h du matin faut bien bleauguer sinon on tombe par terre (ou dans son lit, mais vu la distance ordi-lit, je dirais plutôt par terre et comme par terre c'est un parquet plein d'échardes acérées adaptées au poinçonnage de peau, je préfère éviter).
(pensée pour Watre, il y a une pub pour des sonneries de Superbus dans la colonne de droite, Skyrock est vraiment puant parfois =D)
Suivant le principe de l'entropie, ma vie devrait aller vers un état de plus en plus désordonné. Or c'est le contraire. Vie bien rangée, études, copine, famille, rire conventionnels. Parfois je ne m'en rends pas compte...
Et parfois, si.
Et là, c'est le drame. Merde, ça devrait pas être autorisé d'avoir des coups de blues quand tout devient simple. On devrait toujours avoir des emmerdes pour avoir le cran de changer, l'audace de se repenser soi-même. Mais non.
Il y a des messages partout, ils sont tellement voyants. Est-ce qu'ils me sont adressés ? Non, certainement pas, et de toutes manières qui voudrait me laisser des messages, on est pas dans un film, ho. :o)
C'est typiquement le genre de sentiments qu'on éprouve quand quelqu'un prononce notre prénom, en s'adressant à quelqu'un d'autre. "Eh Maxime !" "Hein ? *espoir*" "Non, pas toi, l'autre, le VIP, la personne intéressante"
Frustration mêlée de déception et de honte. Il faut vite oublier.
Aujourd'hui j'ai vu des vidéos de moi à 3/4 ans. J'étais blond, bouclé aux yeux bleus, j'avais un énorme strabisme à l'oeil gauche, et j'étais le gamin le plus calme, paisible, contemplatif, amorphe du monde. Stupéfiant. Je m'imagine dans une autre vie, suivant ce modèle de l'enfance. Que serais-je aujourd'hui si j'étais devenu la simple évolution linéaire de cet enfant ? A 6 ans, j'écrivais des poèmes, des recettes de cuisine, je philosophais sur la mort, p'tain mais c'était pas moi ! J'étais en instase. Aujourd'hui je suis châtain presque brun aux yeux verts, je suis tout ridé quand je ris, j'ai le même degré de raisonnement que la plupart des gens, et je considère l'enfant de la vidéo comme un étranger. L'être exceptionnel par nature n'existe plus, et si je veux renouer avec cet accomplissement, je devrai moi-même le chercher. Et Dieu seul sait ce que je devrai sacrifier pour ça...
Oubliez vite cet article, il n'est pas de moi. J'en referai un bientôt, mais je devais écrire ça ce soir.


